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L'histoire de l'école : de 1862 à nos jours

 
Historique : de 1862 à nos jours

La naissance: chaussée de Wavre (1862-1870)

Août 1862. Le jeune curé de la paroisse Saint-Boniface, l'abbé Michel Dhanis, décide de doter ce quartier d'Ixelles, en pleine expansion, d'une école primaire.
 
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Il acquiert une modeste maison de commerce à l'angle de la chaussée de Wavre et de la rue de Vienne, devenue rue Major Dubreucq après la tourmente de 1914-1918. L'arrière-boutique convenait parfaitement pour abriter deux classes dirigées par trois professeurs laïques. Une cinquantaine d'élèves... les premiers d'une lignée longue et glorieuse. (1)
 

1866... Premier tournant. L'école, qui reste sous les auspices de la paroisse, prend une certaine autonomie. Elle est confiée à un prélat revenu de Rome pour se reposer, Monseigneur Oswald van den Bergh, camérier secret du Pape Pie IX.

Le développement de l'école, sa diversification (un document daté du 10 septembre 1866, figurant dans le fonds Sterckx à Malines, en fait foi:
Institut Saint Boniface... école primaire et moyenne, section d'humanité) font que la tradition retient 1866 comme date de fondation et Monseigneur van den Berghe comme premier directeur.
Seules des vignettes pour livre de prix, datées du 17 août 1867 et du 12 août 1868, figurent, pour cette période, dans la mémoire de l'Institut. (2)
 
 
L'abbé Jean-Baptiste Collet, deuxième directeur, est le premier à être confronté au problème de l'espace vital. La rentrée de 1869 voit s'amener quatre-vingt-quatre élèves. Il faut songer à déménager. Les regards se tournent vers la chaussée d'Ixelles... L'angle de la chaussée de Wavre deviendra au cours des ans le café de la Ruche, le café Breton, le café de l'Espérance, le comptoir des Tissus de Gand et, tout récemment, un salon de coiffure branchée...
 

La jeunesse: chaussée d'Ixelles (1870-1920)

 

L'acquisition du 130 chaussée d'Ixelles permet à l'Institut de prendre un nouvel essor. La section latine naît en 1871. La population croît avec elle: 1871, 119 élèves; 1872, 149; 1873, 152. Temps d'arrêt. Cette année-là, le cycle inférieur est terminé et le diocèse n'autorise pas l'ouverture du cycle supérieur. Les élèves doivent achever leurs humanités à Saint-Louis ou en province.

 
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1880, l'abbé Collet reçoit de Malines la lettre qui permet aux deux cents élèves qu'il dirige de poursuivre leurs humanités jusqu'à leur terme dans les murs de Saint-Boniface. Entre-temps, l'acquisition du 132 a déjà élargi les horizons.
L'abbé Jules Hallaux, qui deviendra en 1885 le troisième directeur, gravit avec ses disciples tous les échelons du cycle supérieur. En 1884 sort la première rhétorique. Mais, décidément, on se trouve toujours à l'étroit: de 260 élèves en 1884, l'lnstitut passe à 462 dix ans plus tard.
II faut loger tout ce petit monde. La maison de Theux et la maison Gaudy (128 et 126 chaussée d'Ixelles) (3.4) compléteront à point nommé l'axe de l'implantation. Divers travaux seront effectués pour adapter ces hôtels de maître à leur fonction pédagogique.
A l'arrière, l'écurie de la maison de Theux devient l'humble chapelle que fréquenteront des générations d'élèves et où se tiendront plusieurs retraites.
Les maisons de façade, ne communiquant pas entre elles sauf par la cave ou par le grenier, offrent, pendant la guerre de 14-18, des circuits pleins de ressources pour les assiégés qui veulent dérober leurs secrets aux regards indiscrets de la perquisition.
 
Pendant cinquante ans, les locaux hétéroclites, vétustes mais chargés d'âme sentiront palpiter la vie de l'esprit le long de cette vivante artère où circulent les premiers trams à traction chevaline qui transportent les habitants des faubourgs à la Bourse.
 
L'ouverture d'une section moderne en 1886, qui devient complète en 1895, contribue fortement à aggraver la densité de la population scolaire. Quelques classes doivent être installées extra-muros, notamment dans une maison, au 15 rue de l'Arbre Bénit, occupée pendant quinze ans.
 
Tout le directorat de l'abbé Schoovaerts (1899-1911) est hanté par la recherche d'une solution à l'espace vital. Le salut vient à l'aube de 1911, lorsque l'on apprend que les soeurs de Saint-Vincent-de Paul de Gijseghem, qui avaient installé leur couvent dans une importante bâtisse édifiée par l'architecte Sleter en 1854, s'apprêtent à quitter la rue du Conseil. L'achat est effectué et le successeur de l'abbé Schoovaerts, l'abbé Gevers (1911-1919), va pouvoir donner le coup d'envoi à d'importants travaux. (5)
 

L'âge mûr (1920 à nos jours) : rue du Viaduc

 

Les constructions et les transformations bouleverseront profondément le site de l'école et de l'hospice pour enfants "rachitiques et valétudinaires".

 
Le bâtiment central, seul vestige de cette époque, se voit couronné d'un troisième étage surmonté d'un grenier avec chambrettes pour domestiques.
 
Les fenêtres sont agrandies à tous les étages et perdent leur voûte en demi-cercle.
 
L'escalier central voit disparaître sa volée entre le rez-de-chaussée et le premier étage ainsi que la grande baie vitrée qui lui filtrait la lumière du jour.
 
La chapelle des soeurs et le bâtiment annexe des degrés moyen et supérieur, qui flanquaient l'aile droite, sont rasés.
 
Sur l'espace ainsi récupéré, on allonge le bâtiment central (escalier latéral et réfectoires) et on construit le boyau (actuelle salle de technologie) qui permettra la liaison avec le bloc "Viaduc".
 
En 1912, les poires, les pommes et les prunes du verger de la rue du Viaduc connaissent leur dernier automne. Les grands travaux commencent à l'orée de 1913. Ils dureront plus de six ans, interrompus par les hostilités.
 
Ici, tout est neuf, même si on imite l'ancien. La chapelle (6) s'élance majestueusement dans le ciel. En façade et sur la cour intérieure, des classes fonctionnelles s'alignent, sérieuses.
Au deuxième étage, tout est prévu pour les internes: vingt-deux chambrettes individuelles et une pour le surveillant. Les plans primitifs avaient conçu une chambrette spéciale pour malades avec vue plongeante sur la chapelle qui permettrait aux alités de suivre la messe.
Cet espace devint le jubé où la chorale de l'Institut, longtemps célèbre, assura avec brio, sous la direction des abbés de Craecker, Demat et Verheyen notamment, la partie musicale des offices.
 
La venue dans les nouveaux locaux s'effectue à la rentrée du troisième trimestre de l'année scolaire 1919-1920, le 19 avril exactement. La longue procession des déménageurs qui empruntent la chaussée d'Ixelles, la place Communale (future place Fernand Cocq) et la rue du Conseil intrigue les passants. Les portes n'étant pas encore placées, tout pénètre facilement... M. l'abbé Fierens, directeur de l'époque (1919-1923), ne doit pas encore avoir des problèmes de trousseau de clefs.
 
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Les premiers aménagements du nouveau complexe scolaire se font sous le directorat de l'abbé Raty (1926-1932) avec le véritable démarrage de l'internat.
 
Un vaste niveau est lancé au deuxième étage du bloc Viaduc par-dessus le préau et on y installe des alcôves. (7.8.9). Ces aménagements permettront d'accueillir jusqu'à une septantaine d'internes.
 
Pendant ce temps, l'abbé Proost passe ses heures de liberté à décorer la chapelle, tel Michel-Ange. Des orgues sont installées au jubé et Monseigneur Micara, nonce apostolique à Bruxelles, vient les bénir.
 
Ensuite, M. l'abbé Simon, qui a pris en main le gouvernail de l'école (1932-1942), déploie une activité intense dans plusieurs domaines: revêtement des façades en pierre de France (1933-34), placement de nombreuses statues monumentales dont celle de la Sainte Vierge (1933), que nous voyons encore de nos jours dans la cour intérieure, construction d'un petit bâtiment de deux classes le long de l'allée d'entrée de la rue du Conseil (1938).
Ce dernier bâtiment disparaîtra en 1966, lors de la construction du premier bloc "Conseil". Monsieur l'abbé Simon, qui pressent l'importance de liens par-delà les générations attache une vive attention aux Anciens.
Il stimule l'Association par le lancement de la revue Saint-Boniface, le 19 février 1933, et l'aménagement du local des Anciens en 1936. Les dernières années de son directorat se perdent dans la fébrilité du pied de paix renforcé, -l'Institut est réquisionné deux fois par l'armée belge - et les hurlements des champs de bataille.


L'époque actulle : de 1940 à nos jours


Après, bien des choses ont encore changé à Saint-Boniface. Mais plutôt qu'un long discours, en voici la preuve en photos:



Saint-Boniface entre 1920 et 1940


Saint-Boniface en 2000

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Un bref panorama historique de la création de l'école

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Dernière édition:

Sat, 22 Sep 2012 12:11:00